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Faut-il « stimuler » votre bébé ? (+vidéo)

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Dernière mise à jour le octobre 17, 2021

Ce sont des Ce sont des propos que j’ai souvent entendus de la part de jeunes parents :

« Est-ce qu’il faut stimuler mon bébé ? »

« J’aimerais stimuler mon bébé mais je ne sais pas comment faire »

« J’ai peur de trop le stimuler »

Vous vous posez peut-être vous aussi ces questions.

Et je vous comprends ! Moi aussi je me suis beaucoup interrogée à ce sujet.

Je sais que quand on est parent, on se pose mille questions à la minute. On veut être sûrs de bien faire et on veut le meilleur pour notre enfant.

Évidemment, on veut qu’il se sente bien, qu’il évolue et qu’il grandisse de façon harmonieuse chaque jour de sa vie.

Et pour cela on est prêt à l’accompagner du mieux qu’on peut.

Alors, faut-il chercher à le stimuler ? Comment ?

Vous allez voir qu’il y a plusieurs choses à prendre en considération, et je vais vous donner des éléments de réponses pour nourrir votre réflexion.

Il ne s’agira pas d’une solution toute faite, mon but est de vous aider à y voir plus clair à ce sujet.

D’abord, c’est quoi « stimuler » ?

Le Larousse nous donne deux définitions, au sens rapproché, du verbe stimuler :

  1. Rendre un sentiment, une faculté, une activité, une fonction organique plus intenses, plus vifs ;
  2. Inciter quelqu’un à agir, à poursuivre son action, son effort

Vouloir stimuler son bébé, c’est donc vouloir qu’il fasse des activités, découvertes, expériences (motrices, sensorielles, cognitives…) « plus intenses, plus vives », et vouloir qu’il les fasse plus longtemps.

Plus vives que quoi ?

Que de le laisser tout seul dans un coin sans rien lui proposer peut-être ?

Mais personne ne laisse un bébé seul, « abandonné » dans un coin sans s’en occuper.

Plus longtemps que quoi ?

Que de le coucher pour qu’il se repose ?

Pour le tout-petit, vous allez voir que les stimulations, se font naturellement.

Et pour le plus grand ?

Essayons d’analyser ça !

Quand votre enfant est bébé

Dès le premier jour de sa naissance, on peut considérer que le bébé est « stimulé ».

Il découvre la vie, l’air, son environnement, les voix, les odeurs, le toucher… un max de sensations en quelques heures !

Vous, parents, favorisez ses premières « stimulations », qui sont en fait des découvertes, des sensations qu’il apprivoise avec son petit cerveau en construction.

Et la plupart du temps, ces expériences sont naturelles. Elles ne font pas l’objet d’une volonté de votre part.

On ne se dit jamais :

« Tiens, je vais lui faire découvrir la sensation de la faim »
« Je vais lui faire écouter ma voix »
« Faisons-lui expérimenter le nettoyage des fesses et la sensation de la couche propre »
« Tiens, son cerveau ne doit pas encore avoir analysé ce qu’était le fait d’avoir froid. Allons-y »
(Et si c’est Mamie qui l’habille, ça sera l’inverse : bébé pourra tester le « trop chaud »!!)

En répondant aux besoins de votre tout-petit dans ses premières semaines, on peut considérer que vous le stimulez.

Mais surtout, vous l’éveillez. Naturellement, sans réfléchir.

Chaque geste du quotidien, chaque habitude est une stimulation pour lui.

Vous le nourrissez : il expérimente le plaisir de téter (votre sein ou le biberon), la sensation du lait tiède qui remplit petit à petit son estomac affamé, l’apaisement des tensions liées à la faim… parfois dans des lieux variés, dans des positions variées et avec différentes personnes (si c’est le biberon)

Vous lui parlez : il découvre le langage, les mots, les sons, l’articulation et les mouvements de la bouche, les intonations, les expressions de visage associées…

Vous le posez à plat sur un tapis : il prend conscience de son poids sur le sol, il peut bouger ses membres et découvre progressivement la façon dont il peut se mouvoir.

Vous le portez tout en marchant : il ressent alors le rythme, le bercement, l’équilibre, des mouvements divers… avancer, reculer, monter, descendre, tourner à droite, à gauche…

Et tout ça, c’est de la stimulation pour le tout-petit !

Et lorsqu’il grandit

Hé bien là encore, « stimuler » peut prendre différentes significations.

Et il faut distinguer deux façons de faire.

La première, suivre son rythme.

La deuxième, essayer d’aller plus vite.

A votre avis, quelle est la bonne ?

1 : Suivre le rythme de votre enfant

Stimuler votre enfant pour l’aider à évoluer à son rythme, c’est être présent et l’accompagner dans son développement.

C’est l’observer pour se caler sur son intérêt du moment et respecter son évolution naturelle.

C’est commenter, valoriser ou proposer quelque chose.

Par exemple :

  • Quand il est tout petit, allongé sur son tapis et que vous voyez qu’il tourne la tête à droite – à gauche, vous posez quelques jouets à côté de lui pour qu’il ait envie d’essayer de les attraper avec ses mains. En essayant de les saisir, il va progressivement de tourner sur le côté.
  • Quand vous voyez qu’il prend 2 hochets et qu’il les tape l’un contre l’autre, vous commentez, vous pouvez faire de même. Vous pouvez aussi lui montrer qu’il peut taper le hochet contre un autre objet. Ou sur le sol. Ou sur son tapis… Et attirer son attention sur le fait qu’à chaque fois, ça ne produira pas le même bruit (« Oh ! tu entends ? »)
  • Quand vous sentez qu’il prend plaisir à mettre des objets dans des contenants, proposez lui divers boîtes, pots ou cartons divers (ça peut être de la récup!) ainsi que des objets en grande quantité qu’il pourra utiliser pour mettre dans.
  • Quand il remplit un seau de cailloux et que son seau est plein, c’est lui proposer un deuxième seau vide, qu’il pourra également utiliser (mais ne pas insister pour qu’il le fasse : suggérer, sans imposer!)
  • Quand il joue à donner le biberon à sa poupée, vous pouvez proposer de faire à manger pour sa poupée ou donner à boire dans une tasse…
  • Quand votre fille vous dit « oh Va-lentine, ça commence comme Va-lérie, approuvez et dire « ah oui et aussi comme « va-cances… ou encore va-che »… « Et tiens, Mé-lodie, ça commence comme Mé-lanie ! … Et aussi comme mai-tresse »

Bref, vous apportez des propositions, des variations, des remarques, des idées en lien avec les actions ou les paroles de votre enfant.

Et pour cela, la clé c’est de l’observer. Et de vous caler sur sa préoccupation.

Vous avez vu que j’ai plusieurs fois utilisé le verbe « proposer ».

Si vous pouvez, c’est bien de privilégier les propositions. Et d’éviter d’imposer.

Votre enfant s’y accroche ou pas, mais en tous cas, vous êtes là pour lui montrer que d’une part « ce que tu fais est bien et je m’y intéresse » et d’autre part « tiens, regarde, on pourrait aussi faire comme ça » : petite variation.

Parfois, votre idée va retenir son attention et il va l’utiliser.

Parfois vous ferez un flop et il ne remarquera même pas ce que vous avez fait ou alors il vous mettra un bon vent.

Hé bien ce n’est pas grave ! Ne le prenez pas personnellement en cas de vent !

Il n’est pas prêt, ce n’est pas le moment, ce n’est pas ça qui retient son attention pour l’instant…

Et peut-être que dans 2 jours, 2 semaines ou 2 mois, ça l’intéressera finalement !

Même quand on dit quelque chose, c’est une proposition… et il peut s’y accrocher (répondre, rebondir, approuver votre propos, rire, commenter), ou non (silence radio ou enchaîne sur autre chose).

Ça, c’est la bonne stimulation. C’est suivre son rythme et l’accompagner simplement et naturellement.

Et l’autre alors ?

2 : Vouloir aller plus vite que son rythme

La deuxième possibilité pour stimuler votre enfant c’est un peu le contraire de ce que je viens de vous décrire.

C’est essayer d’aller plus vite que son rythme naturel.

C’est essayer de lui faire faire/apprendre des choses parce que NOUS adultes, nous l’avons décidé.

Parce que nous estimons que, quand même, il pourrait bien en être capable. Alors on essaie de le faire aller un peu plus vite.

Quelques exemples :

  • C’est vouloir le faire tenir assis ou debout alors qu’il ne s’y met pas tout seul, le mettre dans un Youpala, pour qu’il marche plus vite : le forcer à prendre une position qu’il ne connaît pas ou ne maîtrise pas et le mettre en instabilité ou en insécurité.
  • C’est le forcer à aller sur le pot ou aux toilettes alors qu’il n’en manifeste pas l’envie, voir qu’il y est totalement réfractaire.
  • C’est vouloir qu’il dessine tout de suite un joli bonhomme ou un beau dessin, crée un joli truc en pâte à modeler… Alors que lui, il veut juste essayer de faire des traces avec ses crayons (traits, points, ronds…) ou s’amuser à malaxer la pâte.
  • C’est chercher à tout prix lui à faire apprendre les couleurs, les lettres ou les chiffres, alors qu’il n’en manifeste pas l’intérêt.

Bref, la « mauvaise » stimulation, c’est aller à l’encontre du rythme de votre enfant.

Et celle-là, il vaut mieux l’éviter !

Pourquoi ?

Aller plus vite que son rythme va le mettre en insécurité

Il va sentir qu’il n’est pas capable, que sans vous, il ne peut pas y arriver.

Il aura plus de mal à avoir confiance en lui, puisque l’image que vous lui renvoyez, c’est celle de celui qui est inférieur puisqu’il a besoin d’aide pour réaliser aussi bien que vous ou répondre à VOTRE demande.

Alors, attention, je ne dis pas que vous êtes bonne à être enfermée à vie dans les cachots de Fort Boyard si vous avez déjà fait ou essayé de faire ces choses-là.

C’est une réaction normale, quand on est parent, de vouloir tirer notre enfant vers le haut.

Vous voulez qu’il réussisse, vous voulez le meilleur pour lui.

Donc ne paniquez pas si, à un moment, vous avez fait ça. Ce n’est pas grave.

L’essentiel, c’est qu’après avoir lu cet article, vous ayez un regard différent sur votre enfant. Sur ses capacités, sur son évolution.

Que vous puissiez l’observer. Voir ce qu’il fait, ce qui l’intéresse.

Et lui proposer des choses adaptées. Qu’il peut expérimenter, mais aussi faire et réussir seul.

Si vous voulez aller plus loin sur le développement de son rythme de jeu, je vous propose le livret Bébé, dis-moi comment tu joues, en libre téléchargement.

En conclusion

Forcer, non
Vouloir aller trop vite, non
Lui apprendre ce qu’on a décidé, non

Respecter son rythme, oui
Le laisser libre dans ses mouvements et dans son jeu, oui
L’accompagner, répondre à ses questions et ses préoccupations, oui
Lui proposer des variations dans son jeu, de nouvelles choses, oui
Le laisser choisir s’il veut s’accrocher à ces nouvelles propositions, oui

Et plutôt que « stimuler », qui implique une notion de « toujours plus » (et donc de « trop »), je préfère d’autres termes :

Éveiller.

Accompagner.

Favoriser son développement.

Suivre son rythme.

J’espère que cet article vous aura inspiré.

A bientôt dans le prochain !

Nathalie

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  1. Article très intéressant, qui explique de façon claire quelle doit être la position de l'adulte pour favoriser l'autonomie de l'enfant.
    Être témoin du développement des tout petits durant les 1ères années de leur vie est un privilège ; y participer, les accompagner est une responsabilité forte et observer leur épanouissement lorsqu'on applique ces principes (ce que mon métier d'assistants maternelle me permet) est un pur bonheur !

    1. Bonjour Fanny,
      Merci ! En effet, c’est génial de pouvoir être témoin de cette évolution au quotidien, que ce soit en tant que maman et même en tant que professionnelle !
      Merci pour votre retour (et vos emails réguliers !) Belle journée !

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