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Le covid et nos enfants – janvier 2022

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Dernière mise à jour le mai 5, 2022

Ce matin, ma fille Valentine, 4 ans et demi, se lève en sautillant comme chaque matin, joyeuse et en pleine forme pour aller à l’école. Après un week-end au calme à la maison, elle est ravie d’y retourner retrouver ses copains et copines, et ses maîtresses qu’elle adore.

Mais surtout, elle est contente de prendre le petit déjeuner avec son papa, qui vient de travailler tout le week-end.

Alors, elle lui raconte. Ses 2 jours à la maison, la balade dehors au froid, ses dessins et gommettes, ses livres, ses disputes avec sa soeur pour les barbies, les bêtises de Shinoock, notre petite chienne adorable mais un peu coquine…

Elle fait flotter dans toute la cuisine une ambiance agréable et légère comme je les aime !
Pourtant, ça n’est pas tout à fait un matin comme les autres.

Et bien malgré moi, je vais être obligée de briser cette jolie insouciance en prononçant les mots qu’il ne faut pas…

J’ai attendu le dernier moment, mais je dois finir par lui dire…

« Ma puce, on va partir à l’école, mais avant, on doit faire un test dans le nez pour vérifier que tu n’as pas le virus ».

Et j’ai vu son regard basculer. La joie dans ses yeux s’est effacée pour laisser place à une lueur de peur. Puis son visage s’est crispé et un cri primitif est sorti de sa bouche.

« On non pas le test dans le nez », a-t-elle hurlé en commençant à pleurer à chaudes larmes.
J’ai vu une tension extrême envahir son petit corps.

Puis elle est partie en courant, à l’autre bout du salon se cacher derrière une chaise.
Elle sautait, hurlait, poussait les chaises pour protester.

L’angoisse se mêlait à l’anticipation de la douleur.

Nous avons essayé de la rassurer, lui dire que ça irait vite, qu’on ferait doucement… En vain.

Elle savait très bien ce qui l’attendait. Elle revivait le même moment que quelques jours auparavant.

Le jeudi d’avant, « à J0 », comme ils disent

Elle avait effectué un test à la pharmacie.

Je n’y étais pas, elle était avec son papa. Et ça a été l’horreur pour elle (et pour lui, et j’imagine aussi pour la pauvre préparatrice qui lui a fait). Valentine a arraché et cassé 2 bâtons, avant que le 3ème ne finisse par rentrer et tourner au fond de son nez, avec cette sensation si désagréable que vous devez connaître.

La pauvre s’était débattue comme elle pouvait, maintenue par son papa, en pleurant et criant sans s’arrêter.

Heureusement que c’était lui et pas moi… Au moins une fois de sauvée pour moi.

Ce fameux test à J0 a eu lieu le jeudi, après avoir appris le mercredi soir qu’elle était cas contact depuis le lundi et/ou mardi à l’école. Selon le protocole établi, elle doit donc refaire un auto-test le samedi (J2) et un le lundi (J4), auto-test que NOUS devons donc lui administrer.

Bien entendu, ce jeudi-là, plus aucun auto-test n’était disponible nulle part. « Testez vos enfants en auto-test à J2 et J4, les tests sont fournis gratuitement en pharmacie » qu’ils disaient. Et sans test, on fait quoi ? On ne met pas nos enfants à l’école ? Ou on ment sur l’attestation sur l’honneur ?

Je demande donc à la pharmacie de me placer en liste d’attente pour le moment où ils en recevront de nouveaux.

Heureusement, le J2 tombait un samedi, nous n’avions donc pas besoin de lui en faire un. Et par miracle, la pharmacie m’appelle le samedi après-midi pour me dire qu’ils venaient d’en recevoir. Super sympa, ma pharmacie qui est normalement fermée le samedi après-midi accepte que je passe pour m’en délivrer une boîte.

J’avais donc le Saint Graal en ma possession, une étape de plus franchie dans ce parcours du combattant.

Nous voilà donc lundi matin, à J4

Allez, dernier jour de test, après on est tranquille (jusqu’à quand ??)
Je confie à papa infirmier le bon soin d’effectuer le test, pendant que je la (main)tiendrais dans mes bras, sur mes genoux.

Mais franchement, vu l’angoisse que ce test a déclenché… J’avais tellement envie de laisser tomber.Au diable le protocole, et si je faisais une fausse attestation sur l’honneur ? On dit qu’on l’a fait et on la laisse tranquille. Personne n’en saura rien.

Pourtant, mon mari et moi sommes professionnels de santé. Nous savons l’importance des protocoles sanitaires et de leur respect strict dans n’importe quelle situation.

Je crois en la médecine, aux études et aux preuves scientifiques. Je sais l’importance des gestes barrières, des vaccins, des mesures d’isolement et de traçage pour limiter la propagation de l’épidémie.

Je sais que tout ce qui nous est imposé est fait dans l’unique but de nous protéger nous, tous.
Mais là. Quand je vois la peur, les cris, les larmes que ces protocoles provoquent. Quand je vois l’angoisse, les réactions animales viscérales de ma fille, mais aussi de tous les autres enfants (parce que tous les parents racontent des scènes similaires)… Je me demande si l’on est pas allé un peu trop loin dans les protocoles.

On nous le dit depuis le début, les enfants sont très peu à risque de formes graves. Les vaccinés aussi.Nous, parents vaccinés de moins de 40 ans, avec 2 enfants en bas âges sans problèmes de santé…Avec un entourage proche vacciné aussi…

Quel risque avons-nous ?

Pourquoi nous infliger tout cela ?

Qu’en est-il de la balance bénéfice-risque ?

Bref. Je ne suis pas scientifique ou médecin.

Je suis maman et là, j’ai le coeur déchiré de devoir imposer trois fois en quelques jours cette torture à ma fille qui n’a rien demandé à personne.

Je suis horrifiée, dévastée, anéantie. Mais aussi épuisée par ce stress imposé chaque jour depuis 10 jours.

À peine plus d’une semaine que nous avons repris le rythme de l’école nous sommes déjà sur les rotules.

Un cas contact dans la classe. Test x3 à faire. Attention la crèche aussi a des protocoles donc maintenant si la grande est cas contact a l’école la petite aussi doit rester à la maison jusqu’au test de la grande.

Mais la petite à la crèche, c’est pire qu’à l’école vous ne devinerez jamais !!! Si un cas positif a la crèche, nos enfants, ou plutôt nos bébés doivent faire un test antigénique ou PCR (PAS d’auto-test) à J0 J2 J4 J7.

4 tests en 7 jours !!!! Autant dire que si un enfant est positif à la crèche ils peuvent fermer la semaine.

Et qui trinque dans toute cette histoire ?

Qui fait les frais de tout ça ?

Nos enfants à qui l’on bousille le nez tous les 2 jours et qu’on traumatise à vie. Qui sentent leurs parents et leur enseignants et tous les adultes qui les entourent tendus, stressés. Et qui finissent eux aussi par devenir à bout de nerfs.

Mais aussi nous, parents, nous trinquons (et pas de la façon dont j’aimerais trinquer, croyez-moi !!!). Parce que nous on doit supporter tout ça. Les tests les pleurs les cris.

Les « votre enfant est cas contact vous devez venir le chercher dans la demi-heure ». Les « tant que vous n’avez pas le résultat vous devez le garder a la maison » « ah et garder le petit frère qui va à la crèche aussi » « et puis vous n’êtes pas en vacances alors en même temps allez bosser espèce de feignasse, pas le droit de s’arrêter ou se prétendre à des indemnités journalières, vous n’avez qu’à faire du télétravail ».

« Tenez-vous prêt, votre école ou votre crèche peut fermer à tout moment et vous devrez être disponible sur le champ et avoir une solution pour les 7 prochains jours pour faire garder vos enfants, qui seront cas contact donc potentiellement à risque de refiler le virus (donc évitez les grands-parents) tout en continuant à bosser ».

Ces gens qui pondent des protocoles n’ont pas d’enfants en bas âge. Et puis probablement que ce sont des mecs et que pendant qu’ils y réfléchissent à ces jolis protocoles, Madame est à la maison en train de gérer tout le quotidien familial tranquillement.

Et la cerise sur le pompon, allez c’est cadeau, ajoutez par dessus une petite grève des enseignants au moment le plus opportun. École fermée jeudi, débrouillez-vous !

Voilà. Ça vous rapproche lentement mais surement de l’épuisement parental. Vous avez voulu des gosses maintenant faut assumer !!!

Soit dit en passant, les enseignants je la comprends leur grève quand on voit qu’ils subissent de plein fouet. Et ici, nous avons de la chance, un service minimum est assuré par la mairie pour l’accueil de nos enfants.

Bref.

On m’a demandé pourquoi je ne faisais pas faire de test salivaire à ma fille au lieu du test antigénique ou PCR.

Hé bien c’est très simple : on travaille et on ne peut pas se permettre d’attendre 24 ou même 48h pour avoir les résultats !!! Un antigénique ou auto-test, c’est résultat en 30 min. Y a pas photo !

Et donc pour en revenir à mon histoire…

Nous avons fini par le faire, cet auto-test à Valentine.

Dans la tension et dans la force, bien malgré nous.

Le bâton n’est pas allé très loin dans  le nez. Qu’importe. On l’a fait. On fait de notre mieux, même si ça n’est pas parfait. C’est suffisant.

Combien n’auront pas eu d’auto-test ?
Combien auront fait une fausse déclaration sur l’honneur sans avoir pratiqué ce test traumatisant sur leur enfant ?
Et ceux-là, faudra-t-il les blâmer ?

Elle est négative. Elle a pu aller a l’école.
Demain mardi, elle devrait pouvoir aussi.

Jusqu’à quand ?

Je suis de nature optimiste. Ça finira par s’arranger.

Comme je l’ai lu je ne sais plus ou : 

En 2019 j’essayais d’être positif.

En 2020 et 2021 j’ai tout fait pour rester négatif.

Espérons que 2022 soit l’année où ça redevient une bonne chose d’être positif !

Prenez bien soin de vous et de vos enfants.

Nathalie 

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